Les Mystères Glorieux avec le frère Élie-Pascal Épinoux

La Résurrection

Je vois bien que vous cherchez Jésus le crucifié. Il n’est pas ici car il est ressuscité comme il l’avait dit (Matthieu 28, 5-6).

Ce n’est qu’une fois entrés dans la joie de la foi en la Résurrection que le Christ Ressuscité leur apparaîtra : les signes historiques de la Résurrection sont toujours des signes en creux qui se proposent et ne s’imposent pas, le Ressuscité n’est visible que par le regard du cœur qui croit et qui cherche Dieu.

Et c’est là que s’accomplit la séparation du Jugement dernier, car si la Résurrection du Seigneur est bien la Parousie et l’accomplissement de l’attente eschatologique, elle doit s’accompagner du jugement des vivants et des morts.

L’Ascension

Il est monté ! Qu’est-ce à dire sinon qu’Il est aussi descendu dans les régions inférieures ? (Éphésiens 4, 9).

Aujourd’hui prend fin l’attente de la Création tout entière, aujourd’hui est rassasié son désir et sa joie est à son comble car elle est venue la Révélation des Fils de Dieu et elle est accomplie sa libération de l’esclavage du péché et de la mort. Il prend possession de Son Règne le Seigneur Dieu Maître de tout, l’Adam Nouveau est placé au sommet de la Création Nouvelle réconciliée avec Dieu.

Aujourd’hui prend fin l’antique condamnation que reçut le premier créé au premier matin du monde : Tu es poussière et tu retourneras à la poussière. Terrible blessure que s’infligea le Père de l’humanité quand il étendit la main vers le bois pour s’emparer de la connaissance divine du Bien et du Mal.

La Pentecôte

Douze hommes, chacun avec son nom et son visage, son histoire et son caractère.
Douze hommes, qui ne se seraient peut être jamais rencontrés ni parlé, se seraient opposés ou massacrés si quelqu’un n’avait croisé leur route, posé sur eux son regard et ne leur avait appris « à habiter ensemble en frères » (Psaume 132, 1), autour de lui : Jésus de Nazareth. Mais qui les gardera dans l’unité après son départ ?

Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble en un même lieu (Actes 2, 1) .

« Et Moi je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet pour qu’il soit avec vous pour toujours. L’Esprit de Vérité que le monde ne peut recevoir parce qu’il ne le connaît ni ne le voit, mais vous, vous le connaissez parce qu’il demeure auprès de vous et en vous il sera ! » (Jean 14, 16.17).

Seigneur, comment se fait-il que nous le connaissions déjà et que le monde ne puisse le recevoir ? Vous, vous avez accueilli le témoignage de Jean à mon sujet au bord du Jourdain et vous avez cru. « J’ai vu l’Esprit descendre comme une colombe du ciel, et demeurer sur lui » (Jean 1, 32).

Tant que j’étais parmi vous, l’Esprit qui demeure en Moi était auprès de vous : par mon amour pour chacun de vous et pour vous tous ensemble vous avez appris à le connaître. À présent, je vais vers le Père et je le prie de vous donner l’Esprit Paraclet : si par amour pour moi vous demeurez ensemble dans l’amour fraternel, l’Esprit sera avec vous et en vous pour toujours.

L’Assomption

Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore ? (Cantique 6, 10) .

Aurore : instant magique où la lumière monte de la terre et fait reculer la nuit, instant magique où renaît l’espérance : « As-tu une fois dans ta vie commandé au matin ? assigné l’aurore à son poste, pour qu’elle saisisse la terre par les bords et en secoue les méchants ? » (Job 38, 12-13).

Au jour de l’Annonciation, Marie surgit comme l’aurore pour l’humanité captive du péché et des ténèbres, des convoitises et de la violence depuis que Ève, s’écartant de la Parole de Dieu, étendit la main vers l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal.

Nouvelle Ève, debout devant l’ange Gabriel, sa totale humilité et son total abandon à la Parole de Dieu rouvre la porte du Paradis : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ! » (Luc 1, 38).

Le couronnement de Marie

Belle comme la lune (Cantique 6, 10) .

En Orient, rien n’est plus beau que l’éclat d’argent de la lune en son plein, loin de l’écrasante fournaise du soleil, douce fontaine de lumière en la nuit, miroir qui réfléchit la lumière inaltérable du soleil, la lune est bien figure de l’humanité créée à « l’image et ressemblance de Dieu » (Genèse 1, 26) et dont la vocation est de réfléchir l’éternelle lumière de la Trinité : « et nous tous, qui le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire comme de par le Seigneur qui est Esprit » (2 Corinthiens 3, 18).

Qui plus que Marie a réfléchi cette gloire, elle qui se renonçant totalement à elle-même, se mit à l’école de son Fils, accueillant sa parole, s’unissant à sa mission jusqu’à l’accompagner dans sa passion et sa mort sur la Croix ?

Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur parce qu’il a jeté les yeux sur l’abaissement de sa servante (Luc 1, 46-48) .

Dans un même esprit :
Les Mystères Joyeux, Les Mystères Lumineux et Les Mystères Douloureux

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