La foi, l'enfant et la mort !

 

« Tu n’as pas peur ?! » s’exclamait pétrifié l’ami d’un alpiniste qui tenait son enfant suspendu dans le vide. « Mais non, je suis dans les bras de papa ! » Telle devrait être, à propos de la vie, à propos de la mort, notre confiance en Dieu : enfantine, absolue. N’est-ce pas cela la foi, la confiance des enfants que le Christ donne en exemple au sujet du Royaume des Cieux ?

Cette « Année de la foi » (octobre 2012 - novembre 2013) serait-elle pour autant un appel à l’insouciance ou à la naïveté de nos premières années pour davantage adhérer au Christ ? Certes non ! Ce serait ignorer l’enseignement de Jésus à Nicodème sur la vie nouvelle d’enfant de Dieu.

Mais dans la foi, il s’agit bien de renaître. C’est-à-dire d’accueillir une vie constamment nouvelle. Une vie nouvelle marquée par le baptême du sceau de l’éternité. Une vie qui appartient au Christ et veut lui obéir en toute chose. Une vie qui fait confiance à Dieu et à sa miséricorde surtout dans les épreuves et les contradictions. Une vie qui, si elle s’attriste toujours de la mort d’autrui et s’effraye un moment de sa propre fin, désire plus qu’elle-même et être comblée infiniment jusque dans la gloire.

Aussi en ce mois de novembre, notre visite au cimetière et notre prière pour les morts seront vécues à la lumière de la Toussaint comme un témoignage de foi en Jésus, Maître de la Vie et de la mort, venu sauver ceux qui étaient perdus. C’est vrai qu’à l’approche de la mort on redevient souvent comme un enfant. Nous, nous le devrons alors à la tendresse de Marie et nous n’aurons plus peur !

P. Antoine-Marie BERTHAUD, directeur du Rosaire (Bordeaux).

L'éditorial du mois de décembre

 

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