Méditer les Mystères Douloureux avec une sœur moniale de Lourdes

L’Agonie

« Jésus vient vers ses disciples et leur dit : “Désormais vous pouvez dormir et vous reposer ; voici toute proche l’heure où le Fils de l’homme va être livré”. » (Matthieu 26,45)

L’angoisse, la tristesse, l’abandon par tous, ne conduisent pas le Seigneur au désespoir. Tout son être reste ouvert vers le haut ; mais ses disciples sont faibles et tirés vers le bas. Le Seigneur les aime pourtant dans leur faiblesse et ouvre pour eux, dans l’épaisseur de l’angoisse, un chemin d’espérance.

Demandons au Seigneur de ne pas se laisser rebuter par les belles paroles de fidélité que la fuite remplace, lorsque la difficulté ou l’angoisse sont là.


La Flagellation

« Après avoir fait flageller Jésus, Pilate le livra pour être crucifié. » (Marc 15,15)

Le récit fait monter la révolte. Pourquoi la révolte ? Parce qu’on se scandalise de l’attitude de ceux qui sont violents, injustes, et s’en prennent à un innocent.
Mais si je perçois que c’est pour moi que le Seigneur a voulu accepter ce chemin, la révolte se tait et la compassion naît.

Prions pour tous les chrétiens torturés pour leur foi. Que la Mère des douleurs leur partage un peu de sa compassion.


Le Couronnement d’épines

« Quand ils se furent moqués de lui, il lui ôtèrent la pourpre et lui remirent ses vêtements. » (Marc 15,20)

On se moque de Jésus, on le tourne en dérision. Personne ne comprend qu’il est venu pour aimer. Mais au milieu des outrages, il continue à aimer. Il souffrait tout pour mes péchés.

Prends-nous, Seigneur, avec toi ; que ton salut, ton amour, nous rejoignent au creux de notre faiblesse, au creux de notre péché.


Le Portement de croix

« Ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon et le requirent pour porter la croix de Jésus. » (Matthieu 27,32)

Un étranger porte la croix. On ne lui a pas demandé son avis, on n’a pas sollicité sa compassion pour un condamné ; on lui a imposé un fardeau. Mais qu’il le sache ou non, ce fardeau, c’est la croix du Seigneur. Ainsi, sans le savoir, il collabore au salut, il participe à la passion d’amour de Jésus.

Seigneur, regarde le poids qui pèse sur les épaules de tant de condamnés, de tant de méprisés. Fais-en un poids d’amour en l’unissant à ton amour.


Le Crucifiement et la mort de Jésus

« Père, en tes mains je remets mon esprit. » (Luc 23,46)

Les derniers mots de Jésus s’adressent à son Père. « Père », c’est pour lui un cri viscéral. Toute sa vie y est condensée ; sa vie, mais aussi sa mission, sa prédication. Qu’avait-il d’autre à dire que de révéler le Père ?

Père, lorsque la mort manifestera ce à quoi est attaché le cœur de tes enfants, que ton Nom et celui de ton Fils soient leur dernier cri, peut-être par la médiation du nom de Marie.


Dans un même esprit : Les Mystères Joyeux, Les Mystères Lumineux et Les Mystères Glorieux


Vous avez aimé cette méditation ?
Vous pouvez vous abonner à la Revue du Rosaire !

 

Category:
Français