Le couronnement d’épines

Livré aux mains d’une foule enragée,
Ta Sainte Face en ce jour outragée,
Giflé, tu fus la proie des pires quolibets,
Ô Toi, Agneau de Dieu que l’on mène au gibet.

Ton front porta la coupe d’amertume,
Le signe du grand Roi couronné de douleur ;
Victime d’un amour qui se consume,
Pas un ne répondait à l’appel de ton cœur.

Pilate devant toi, lâche et saisi de crainte,
Hésitait à te condamner ;
La foule le pressa, et lui, sous la contrainte,
Laissa la haine s’acharner.

Heureux les affligés, ils seront consolés ;
Toi, de consolation, tu n’en reçus aucune :
De tous abandonné, bafoué, isolé,
De ta condamnation à nul ne tins rancune.

Au cœur des cris et des ricanements,
Livré à la violence,
Majestueux dans ton abaissement,
Tu gardais le silence.

 

Category:
Français