Avec Marie et Abraham, espérer contre toute espérance ! - Une méditation des Mystères Douloureux

L’agonie à Gethsémani

« Père, comme tu veux ! » Jésus vit la confiance au Père comme Abraham fait confiance à Dieu qui lui demande d’offrir Isaac (Genèse 22, 1-3). « Par la foi, Abraham, mis à l’épreuve, a offert son fils » (Hébreux 11, 17). Jésus s’offre lui-même au Père.

Apprenons à dire avec Marie : « Qu’il me soit fait selon ta parole ! » (Luc 1, 38). Faisons confiance au Seigneur, et quand nous sommes désemparés, disons : « Notre Père, que ta volonté soit faite ! » (Matthieu 6, 10).

La flagellation

« Ce sont nos souffrances qu’il porte et nos douleurs dont il est chargé » (Isaïe 53, 4). Jésus est solidaire de ceux qui sont bafoués et suppliciés ; il peut vraiment « venir en aide à tous ceux qui souffrent » (Hébreux 2, 18).

Il nous apprend que la grande dignité de l’homme repose sur sa capacité de garder l’espérance : « Je suis pauvre et humilié mais le Seigneur pense à moi ! Toi, mon secours et mon libérateur, mon Dieu, ne tarde pas ! » (Psaume 40, 18).

Le couronnement d’épines

Acclamé comme roi à son entrée à Jérusalem (Jean 12, 13), le voilà couronné d’épines ! On fait roi par dérision celui qui est vrai roi ! L’écriteau de Pilate le dit : « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs » (Jean 19, 19). La couronne d’épines deviendra couronne de gloire : « Celui qui a été abaissé un moment au-dessous des anges, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur » (Hébreux 2, 9).

Demandons à Jésus de tout vivre avec lui « dans l’espérance de la gloire de Dieu » (Romains 5, 2).

La montée au Calvaire

Jésus porte la croix comme Isaac portait le bois pour son propre sacrifice (Genèse 22, 6). En suivant Jésus qui porte la croix, n’avons-nous pas ce profond désir de crier notre espérance : « Victoire, tu règneras ! Ô Croix, tu nous sauveras ! »

Demandons à Jésus de répandre son grand amour dans nos cœurs « afin que l’espérance surabonde en nous par la puissance de l’Esprit Saint » (Romains 15, 13).

La mort de Jésus sur la Croix

Sur la croix, Jésus prie le Père jusqu’au bout. Il crie vers le Père : « Pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Psaume 21, 1 ; Matthieu 27, 46 ; Marc 15, 34). Il s’abandonne dans la confiance : « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Psaume 30, 6 ; Luc 23, 46). Quand nous serons proches de notre propre mort, nous connaîtrons aussi l’angoisse et la solitude. C’est pourquoi, nous prions : « Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous maintenant et à l’heure de notre mort. »

Que Marie nous aide à garder l’espérance et à prier jusqu’à l’heure de notre mort.

Dans un même esprit :
Les Mystères Joyeux, Les Mystères Lumineux et Les Mystères Glorieux

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