Prier les Mystères Douloureux avec saint Alphonse de Liguori

L’agonie

Jésus dit : « Veillez et priez, afin que vous n'entriez point en tentation. L'esprit est ardent, mais la chair est faible. » Il s'en alla une seconde fois et pria ainsi : « Mon Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite ! » (Matthieu 26,41-42)

À la vue des douleurs et de la mort désolée qu'on lui préparait, Jésus voulut bien éprouver, dans son humanité, une telle faiblesse qu'il dit à ses disciples : L'esprit est prompt, mais la chair est faible et qu'il alla jusqu'à prier Dieu son Père d'éloigner de lui cet horrible supplice. Mais il ajouta aussitôt : Néanmoins, non comme je veux, mais comme vous voulez. […] Ce Fiat nous mérita et nous obtint la résignation dans tout ce qui nous arrive de contraire, et valut aux martyrs et aux confesseurs de la foi la force de résister à toutes les persécutions et à toute la cruauté des tyrans.

Que tes souffrances, Seigneur, fortifient nos cœurs ; qu'en santé ou en maladie, nous cherchions à faire ta volonté.


La flagellation

Pilate prit Jésus et le fit flageller. (Jean 19,1)

Il est certain que la flagellation fut le plus cruel des tourments que notre Sauveur eut à souffrir et celui qui abrégea le plus sa vie; car la principale cause de sa mort, ce fut la perte de son sang, qu'il devait répandre jusqu'à la dernière goutte selon ce qu'il avait prédit. (Matthieu 26,28)

Toi qui as enduré de grandes souffrances pour nous sauver, rends-nous attentifs à mortifier notre corps et nos sens.


Le couronnement d’épines

Les soldats ayant tressé une couronne d'épines, la mirent sur sa tête. (Jean 19,2)

La couronne d'épines ceignait la tête sacrée de son Fils jusqu'au milieu du front, et les épines furent si violemment enfoncées que le sang ruissela sur toute la face, de telle sorte qu'elle en parut toute couverte.

Par l’exemple de ton humilité, guéris en nous, Seigneur, la folie de notre orgueil.

 

Le portement de la croix

Portant lui-même la croix, Jésus sortit vers le lieu dit du Crâne. (Jean 19,17)

Notre-Seigneur a fondé sa principauté sur la croix, c'est-à-dire, sur l'humiliation et la souffrance ; et il s'est soumis volontairement à porter sa croix sur le chemin douloureux du Calvaire, pour nous encourager par son exemple, et pour engager chacun de nous à se charger de sa croix avec résignation et à le suivre, comme il le dit à tous ses disciples.

Seigneur, rends-nous patients dans les épreuves, toi qui as accepté de porter ta croix pour nous.


Le crucifiement et la mort de Jésus

Il a lui-même porté nos péchés en son corps sur le bois, afin que, morts au péché, nous vivions pour la justice ; c'est par ses meurtrissures que vous avez été guéris. (1Pierre 2,24)

Voilà donc ce divin Maître, qui était le plus beau des hommes (Psaume 44,3), le voilà, sur le Calvaire, tellement défiguré à force de tortures, qu'il fait horreur à qui le regarde. Mais il en paraît d'autant plus beau aux yeux des âmes dont il est aimé ; car ces plaies, ces meurtrissures, ces chairs déchirées, sont autant de marques, autant de preuves de son amour pour nous.

Seigneur, notre rédempteur, tu t’es tellement mis à notre place que tu as souffert le châtiment que nous méritions ; augmente notre amour pour toi.

Dans un même esprit :
Les Mystères Joyeux, Les Mystères Lumineux et Les Mystères Glorieux

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