Les Mystères Douloureux avec le fr. Bernard Rey

Agonie à Gethsémani

« Abba, Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Marc 14, 36).
Convertir son peuple, le rassembler pour qu’advienne le Règne de Dieu : Jésus vivait de cette espérance. Refusé et même trahi par un disciple, ne reste devant lui que la perspective du supplice, de la souffrance. Alors il crie vers Dieu, avec les mots de l’enfant : Abba ! papa ! Sa nourriture était de faire la volonté de son Père ; maintenant il ne la comprend plus et, dans la nuit totale, il s’en remet encore à lui : « Non pas ce que je veux mais ce que tu veux.» Vraiment Jésus n’est que oui au Père (2 Corinthiens 1, 20).
Quand l’épreuve et le désespoir m’écrasent, Seigneur, aide-moi à les surmonter en te disant oui, comme Jésus, du fond de mes ténèbres.

Flagellation

« Pilate livra Jésus, après l’avoir fait flageller, pour qu’il soit crucifié » (Marc 15, 15).
Excitée par les grands prêtres, la foule crie « à mort ». Le pouvoir prend peur et condamne Jésus à mort. Déjà les coups pleuvent : « objet de mépris et rebut de l’humanité, homme de douleurs et possédé par la souffrance, il est méprisé ; c’était nos souffrances qu’il supportait et de nos douleurs qu’il était accablé » (Isaïe 53, 3-4). – Mais que fait Dieu ? – Il est là près de son Fils.
Seigneur, tu n’as que nos mains et notre courage pour que cessent les souffrances dans le monde. Garde-nous d’une coupable indifférence devant l’inacceptable.

Couronnement d’épines

« Salut, roi des Juifs ! » (Marc 15, 18).
Acclamé messie-roi puis conspué par la foule, Jésus ne connut d’autre couronne que celle tressée par ses bourreaux. La seule puissance qu’il ait voulu manifester est celle de l’amour et du pardon, y compris pour ceux qui veulent sa mort, « car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Ayant désiré « être au milieu de nous comme celui qui sert », il occupe la dernière place, celle de l’esclave bafoué et supplicié.
Seigneur, éclaire-nous pour que, fidèles à Jésus notre frère, nous trouvions notre vraie place en ce monde au service de ton évangile.

Chemin de croix

« Ils prirent un certain Simon de Cyrène et le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus » (Luc 23, 26).
Simon est la figure du disciple à qui Jésus demande de porter sa croix et de le suivre. Tenter de suivre Jésus, en vivant l’évangile, c’est prendre part à sa mission de salut. Traverser des épreuves, c’est aussi reconnaître que celui qui a pris sur lui nos souffrances, maintenant nous accompagne vers le Père.
Seigneur, donne-moi de reconnaître ceux qui, sur mon chemin, attendent quelqu’un pour les aider à porter leur fardeau devenu trop lourd.

Crucifixion et mort de Jésus

« Quand il eut pris la vinaigre, Jésus dit : “ Tout est accompli. ” Puis, inclinant la tête, il remit l’Esprit » (Jean 19, 30).
Jésus aima jusqu’au bout en donnant tout, même sa mère, confiée au disciple bien-aimé. En lui se trouve « accompli » le dessein de salut, dont les récits du Calvaire présentent déjà les fruits : le voile du sanctuaire se déchire car désormais c’est de Jésus que se répand l’Esprit destiné à tous ; le centurion païen, figure des nations, professe la foi chrétienne et la terre qui s’ouvre, annonce la victoire des saints sur la mort.
Seigneur, au baptême ton Esprit nous a engendrés à une vie plus forte que la mort. Aide-nous à vivre comme des êtres « morts au péché et vivants pour Dieu en Jésus Christ » (Romains 6, 11).

Dans un même esprit :
Les Mystères Joyeux, Les Mystères Lumineux et Les Mystères Glorieux

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