Rencontre avec... Daniel Dion

Daniel, quelle est la place de Marie dans votre vie ?


Depuis ma promesse scoute, j'ai toujours dans ma poche mon dizainier. J’avais environ douze ans... Je chante encore : « Je veux t’aimer sans cesse de plus en plus. Protège ma promesse Seigneur Jésus. »

Très jeune j'ai pris conscience que Marie était avec moi en permanence. Mes parents habitaient à côté de Nevers : je reconnais que j'ai sûrement été influencé par sainte Bernadette. À son exemple j’ai appris que je pouvais prier notre sainte Mère, n’importe où j'étais. Je le faisais avec plaisir en récitant une dizaine soit en marchant, soit sur mon vélo, pour une intention particulière… Au fur et à mesure que je grandissais, les intentions s’ajoutaient.
Je ne peux pas l'expliquer, mais j'ai toujours eu la foi en Jésus, je n'ai jamais mis en doute ce qu'on m'a enseigné à son sujet et sur la Vierge Marie. Mais pour « l’aimer de plus en plus » j'ai toujours voulu comprendre de mieux en mieux, car j'ai été élevé à l'école laïque donc sans beaucoup d’enseignement religieux. C’est aussi pour cela que je vais à des rencontres de formation biblique et que je lis de nombreux ouvrages sur ma religion. Je nourris ma foi.

À 62 ans, je continue ma prière d'enfant à Marie. L’habitude est prise et j'ai tout un éventail d'intentions (famille, vocations, Saint-Père, malades...). Je dis une dizaine pour chacune d'entre elles. Méditer les mystères du Rosaire en présence de Marie m’a aidé à prendre diverses résolutions pour aider les autres et rendre service. Et quelle joie j'ai eue en moi lorsque sur les chemins de Compostelle j'ai récité une dizaine avec une Américaine en alternant les Je vous salue Marie dans nos deux langues, ou à Lourdes en poussant une personne malade.

Pour moi le dizainier est pratique et discret et il me permet de demander à Marie : « Priez pour nous qui avons recours à Vous. » Je lui fais confiance et je patiente.

Category:
French