Rencontre avec... Thérèse Le Thiec

Quand j’étais enfant, ma mère m’a appris à aimer la très Sainte Vierge. Je la priais tout le temps, je la chantais à longueur de journée. Quand j’ai préparé ma première communion, je priais Marie, je la remerciais quand je recevais le Corps de Jésus, si bien que j’avais oublié l’existence de Dieu.

Dans notre famille de quatorze enfants, après avoir soigné les animaux de la ferme, chaque soir pendant le mois de mai, mois de Marie, nous nous retrouvions tous, papa, maman, frères et sœurs, et je pense tout le village, dans une petite chapelle proche de chez nous pour dire ensemble le chapelet. Quelle joie était la mienne ! C’est difficile de l’exprimer.

En grandissant, j’ai découvert le Christ et j’en suis tombée amoureuse. Maintenant, Marie est toujours là, mais différemment. Avec elle, en méditant chaque jour le Rosaire, j’apprends toujours à mieux connaître Jésus qui est ma seule raison de vivre.

Par Jésus, je connais le Père que je regarde comme un bon papa. Je ne peux avoir peur d’un tel père qui nous aime tant ! Il n’est qu’Amour et Miséricorde. Par lui nous accueillons l’Esprit Saint. Alors dans mon cœur débordant d’amour, il n’y a plus de Blancs, de Noirs, de riches, de pauvres, il n’y a que des cœurs à aimer.

J’essaie d’apprendre à ceux que je rencontre à être aussi comme des petits enfants, à se laisser bercer dans les bras du Bon Dieu pour que tous se laissent aimer par lui. Et comme je vis dans la région de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, c’est en apprenant aux autres à méditer la vie de Jésus et de Marie en égrenant le chapelet, que je dis : si vous voulez aller à Jésus, allez par Marie.

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